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    La ville la plus pauvre de France lance les « maisons à 1 € »

    Triste statistique : à Roubaix, un habitant sur deux est pauvre. Fatalité ? Non. Pour sortir de la précarité et éviter de tomber en ruines, la ville lance un pari dingue : proposer des maisons à 1 €. La seule contrepartie, c’est qu’il faut tout retaper !

    Bienvenue chez les chtis prix. Faire rimer Hauts-de-France et loyer (très) modéré, c’est l’objectif des élus de Roubaix, où les fantômes des heures plus glorieuses viennent se casser la tête sur un quotidien plus mitigé. Cette ville, réputée pour ses célèbres briques rouges, n’en finit plus de regretter son passé industriel. Année après année, elle s’enfonce dans la morosité, le chômage et les maisons désertées. Pour en finir, la municipalité s’est inspirée de Liverpool (autre cité mythique de l’ère industrielle) en proposant rien de moins aux futurs propriétaires que la signature d’un chèque d’un euro symbolique. Moyennant quoi les heureux primo accédants pourront recevoir les clés de l’une des 18 maisons proposées dans cette opération (séduction).

    « Il est important de redonner une dynamisation à ces quartiers, c’est pour cela que nous avons ces politiques des maisons à un euro, pour éviter d’avoir ces maisons abandonnées et murées. » (Damien Castelain, Président de la Métropole européenne de Lille)

    Un exemple unique en France. Première ville à concrètement passer à l’action pour lutter contre la désertification, Roubaix sera donc pionnière en la matière. Mais s’acheter une maison pour le prix d’une baguette de pain présente néanmoins quelques devoirs : les acheteurs devront s’engager à réhabiliter complètement les logements, vivre à l’intérieur pendant au minimum six ans et travailler à Roubaix, afin de stimuler l’économie locale.

    Tendance de fond. Si Roubaix est la première ville de France à se lancer dans ce beau win-win, d’autres métropoles européennes tentent elles aussi d’éviter l’exode rural. C’est le cas à Manchester, mais aussi en Sicile où la mairie a proposé le rachat de maisons centenaires à 1 €, et encore avant elle, à Salemi (toujours en Italie) où le maire utopiste et libéral a été le premier à décider de rénover sa « cité délabrée » grâce à cette méthode attractive.

    Reste à voir si l’opération sera couronnée de succès à Roubaix (on n’en doute pas) et surtout si d’autres villes françaises, elles aussi abandonnées par leur population, auront le courage d’en finir avec le mythe de la plus-value immobilière, qui force chaque année des millions de locataires à fuir les centres-villes.

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