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    Travailler six heures par jour seulement rend plus heureux

    Pendant presque deux ans, les employés d’une maison de retraite suédoise ont été les heureux cobayes d’une grande expérience où on leur a demandé de travailler moins pour le même salaire. Verdict ? Pas la peine de vous faire un dessin, ils ont kiffé à mort.

    Test grandeur nature. On nous le répète tout le temps : regardez en Suède comme ils sont modernes. Un cliché ? Pas complètement, car nos amis suédois tentent des trucs. Dernier test en date : dans le sud du pays, la municipalité de Göteborg a voulu savoir ce qu’il se passerait si l’on demandait aux gens de ne travailler que six heures par jour au lieu de huit. Les autorités ont sélectionné une maison de retraite et ont assigné ces nouveaux horaires à 80 employés, soit la moitié des effectifs, tout en gardant le même salaire.

    Deux fois moins d’absence et maladie. Les objectifs : constater les bénéfices occasionnés en productivité et en moral, et évaluer le coût réel d’une telle mesure. Premier résultat : le bonheur était au rendez-vous. Les employés racontent tous que leur santé s’est améliorée, notamment parce que la réduction du temps de travail leur a permis de faire plus d’activité physique. Conséquence de quoi, cette meilleure vigueur physique a drastiquement fait chuter les arrêts maladies : les jours d’absence étaient deux fois inférieurs aux moyennes habituelles dans les autres services municipaux. Surtout, la bonne humeur étant manifestement de mise, les pensionnaires de la maison de retraite ont pour leur part ressenti une vraie amélioration dans la manière dont ils étaient traités.

    Le prix du bien être. Économiquement, cette réduction du temps de travail a dû être compensée. Cela s’est traduit par des embauches de personnel : 17 personnes exactement. Or, embaucher coûte de l’argent et c’est la raison pour laquelle la municipalité a décidé de ne pas reconduire l’expérience après deux ans : le coût de cette semaine de 30 heures a été évalué à 2,1 millions d’euros, soit un sacré petit pactole. Mais si on le prend pragmatiquement, c’est peut-être juste le coût du bonheur.

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