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    Se faire congeler pour revenir à la vie, maintenant c’est possible

    Pour la première fois en Chine, une femme a été cryogénisée. À l’initiative de son mari, on l’a plongée après sa mort dans une cuve d’azote liquide avec l’espoir de lui redonner la vie dans quelques années. Ou pas ?

    Si Hibernatus et Demolition Man sont congelés de leur vivant, la Chinoise Zhan Welian est décédée en mai dernier à l’âge de 49 ans des suites d’un cancer du poumon, avant d’être à nouveau « refroidie », mais à base d’azote liquide cette fois. Plutôt longue et technique, cette procédure dure une cinquantaine d’heures et consiste donc à faire descendre la température du macchabée à un niveau très bas, -196°C exactement, à l’intérieur d’une cuve remplie d’environ 2 000 litres d’azote liquide. Avant ça, le corps est vidé de son liquide sanguin, une opération plutôt délicate, d’autant qu’il s’agit ensuite de remplacer les fluides organiques par un mélange d’antigel et de conservateurs qui doivent empêcher les cellules de s’abîmer.

    Garder les têtes froides. Objet de fantasme récurrent, la cryogénisation est devenue un véritable business. Parmi les entreprises pionnières, il y a Alcor Life Extension, une boite américaine qui pratique cette drôle de discipline depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui, plus de 300 personnes (mortes donc) patientent dans des caissons réfrigérés de cette société. Détail plutôt étonnant – et aussi argument économique – l’essentiel des clients ne se fait cryogéniser que la tête et le cerveau. Ils ont même hérité d’un petit surnom en interne : les « neuros ».

    Elle-même cliente d’Alcor Life Extension (en partenariat avec l’université de Shandong), Zhan Welian a subi la procédure juste après son décès, survenu tandis qu’elle était en phase terminale de la maladie. Ce choix est en fait rationnel et courant chez les clients : leur espoir est de pouvoir être ranimés et sauvés in extremis, le jour où la science aura trouvé un remède en mesure de soigner la cause de leur décès. Toutefois, en l’état, la cryogénisation fait office de gros pari, et si Alcor jure avoir trouvé une méthode possiblement viable pour conserver un corps, personne n’est en mesure à ce jour de refaire le chemin à l’envers… Les scientifiques s’entraînent pour l’instant sur des souris. Les plus optimistes avancent être en mesure de réussir d’ici sept à huit ans. Mais ça sent un peu la prédiction au doigt mouillé… Et ce qui marche sur un rongeur n’est pas garanti sur un humain.

    Rusée Russie ou pari réussi ? Si l’Europe n’a pas encore son institut, les convoitises économiques ne manquent pas. Les Américains d’Alcor sont ainsi concurrencés par les Russes de KrioRus, une boite analogue qui y va de sa dose de surenchère en promettant que d’ici une quarantaine d’années, elle sera en mesure de conserver des corps pendant des millions d’années. Typiquement le genre d’annonces à l’emporte-pièce qui ne sont pas pour assurer la meilleure presse à ce business. N’empêche qu’être crédible semble de l’ordre du détail tant les affaires marchent bien.

    Un détail à 300 000 euros cela dit, car c’est à peu près ce qu’il vous en coûterait si vous aviez ce (cher) rêve d’immortalité. On s’était dit rendez-vous dans dix ans, chantait Patrick Bruel. Il n’avait peut-être pas idée de la portée de ce qu’il racontait…

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