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    Des routes construites à partir de cigarettes pour limiter le réchauffement climatique

    Un chercheur australien en a eu marre de voir des mégots traîner partout, alors il les a coulés dans du bitume. Magie magie, le revêtement créé emmagasine moins de chaleur que l’asphalte traditionnel.

    Goudron glouton. Et si la voirie incorporait les mégots qu’elle récupère plutôt que de pourrir les déchetteries ? C’est ce que propose Abbas Mohajerani, de l’université RMIT de Melbourne. Depuis plus de dix ans, ce professeur en génie civil rêve de solutions pour réduire la pollution liée aux déchets de cigarettes. Son obsession a grandi au fil de ses trajets vers la bibliothèque nationale : « Il y avait des mégots partout et je me demandais : « Que font les scientifiques et les ingénieurs, pourquoi ignore-t-on ce déchet rempli de produits chimiques ? » »

    Comme un silencieux au bout d’un flingue. Sur sa cigarette, le filtre capture les quelque 4000 substances chimiques, la plupart étant cancérigènes. Jeté dans la nature, il les laisse s’échapper dans l’eau et les sols. Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. L’équipe universitaire a donc encapsulé les mégots dans du bitume et de la paraffine avant de les mélanger à l’asphalte et les empêcher de déverser leur cocktail toxique. Une idée inspirée de la manière française de gérer les déchets nucléaires.

    Hot hot hot. Le revêtement a correctement passé les tests et soutient même de lourdes charges (camions ). La bonne surprise c’est que l’asphalte ainsi obtenu réduit la conductivité thermique des routes… En effet, soumises à de nombreux frottements, les chaussées rayonnent de chaleur. Or, Mohajerani explique que la masse volumique de l’asphalte diminue avec l’ajout de mégots qui y sont encapsulés, ce qui augmente la porosité du matériau et permet de réduire sa conductivité thermique. Une façon d’en finir avec les îlots de chaleur urbains ?

    Tu roules ? Le mégot pourrait devenir un nouveau matériau prisé, non seulement pour les routes, mais aussi pour les briques et autres composites légers. Abbas Mohajerani affirme que « si 2,5% seulement de la production mondiale annuelle de briques incorporait 1% de mégots, on pourrait totalement compenser la production annuelle de cigarettes ». Planquez vos cendars à la banque !

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