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    Oui, la MDMA pourrait bien sauver votre couple

    La drogue c’est mal. Mais divorcer aussi. Un Professeur de Yale rappelle qu’avant d’être interdite, la célèbre drogue de l’amour fut testée dans les années 1980 dans les thérapies de couple. Avec succès.

    Love is the drug. Vous faites peut-être partie des 10,4% de Français à l’avoir goûtée en club ou discothèque. De quoi parle-t-on ? De la MDMA, une molécule psychotrope possédant le même principe actif que l’ecstasy. Si le petit bonbon a actuellement le vent en poupe dans tous les lieux festifs, c’est parce que contrairement à d’autres drogues dites addictives, la MDMA est une substance « empathogène ». Dit autrement : ceux qui en consomment cherchent avant tout une expérience collective et sensorielle, un lien affectif – même temporaire – avec l’autre. D’où son surnom : drogue de l’amour. Ce qui tombe plutôt bien quand on parle de thérapie de couple…

    90% de succès pour régler les problèmes de couple

    Un mariage réussi. Officiellement, la MDMA est comme le cannabis (et tout un tas d’autres drogues) interdite, en France comme ailleurs. Les récents travaux du Professeur Brian D. Earp de l’université de Yale rappellent néanmoins que les choses n’ont pas toujours été comme ça. Aux États-Unis notamment, où avant d’être prohibée en 1985, elle fut expérimentée par les psychologues pour aider leurs patients-témoins à régler les différends conjugaux. Taux de réussite : 90%. Un chiffre carrément psychédélique et bien plus impressionnant que tous les dossiers de Psychologie magazine et que les chercheurs de l’époque (George Greer et Requa Tolbert) attribuent aux vertus euphoriques du « médicament ».

    Comme ils le rappellent dans un papier datant de 1998, les tests menés par Greer et Tolbert furent menés auprès de 80 clients entre 1980 et 1985. Principale conclusion : « Après avoir essayé la MDMA, les couples acquièrent une vision plus précise et sincère de ce qu’ils sont, psychologiquement. » Ainsi qu’une capacité à mettre leurs peurs irrationnelles en veilleuse, puisque la drogue permet également de faire tomber les mécanismes d’auto-défense des patients pour explorer de nouveaux territoires. Précisons toutefois qu’il ne s’agit que d’expériences psychiatriques sur un nombre de personnes limité et que les résultats positifs obtenus ne l’ont été que grâce à l’accompagnement par les thérapies plus conventionnelles, liées à la psychiatrie.

    Pour résumer : pas la peine de vous présenter aux Z’amours avec des cachets d’ecstasy dans la poche et interdit de devenir un junkie sous prétexte que vous ne voulez pas que votre conjoint vous plaque.

    À deux c’est mieux. « Avec la MDMA, vous ressentez des sensations réellement accrues de sociabilité et de proximité avec les autres, témoigne Matthew Kirkpatrick dans une étude publiée dans le Journal of Psychopharmacology. J’imagine qu’au sein d’un couple, les partenaires se jugeraient plus sensibles d’un point de vue émotionnel, ils se sentiraient plus proches et auraient des discussions plus longues sur des sujets plus profonds. » On visualise donc bien, à terme, l’effet positif d’une telle substance pour la thérapie de couple puisqu’elle augmente significativement la pensée introspective et permet aux partenaires de libérer la parole, sexuelle notamment.

    Évidemment, ce n’est pas encore demain que vous pourrez vous pointer chez un spécialiste avec un cachet rose dans la poche. Mais si on se doit de préciser que l’utilisation de drogues illégales est condamnée par la loi, rappelons aussi que 44% des mariages se concluent par un divorce et que claquer des sommes astronomiques chez un conseiller conjugal traditionnel n’est ni remboursé par la Sécu, ni forcément la clé du succès pour durer. À bon entendeur…

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