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    L’homme qui trouve l’eau cachée dans les déserts

    Alain Gachet est un sourcier des temps modernes: il a développé un dispositif révolutionnaire permettant de cartographier les sous-sols et compte sauver le Tchad et l’Irak de la sécheresse… Rencontre et retour aux sources.

    1,1 milliard, c’est le nombre de personnes à travers le monde qui n’ont pas accès à l’eau potable. Pour faire baisser ce chiffre, Alain Gachet piste les traces de nappes phréatiques souterraines dans les zones les plus arides du globe. Nous lui avons demandé de nous raconter son parcours, au fil de l’eau.

    De l’essence à l’eau. Cet ingénieur des mines a travaillé en Afrique au service d’une grande compagnie pétrolière française, jusqu’au jour où il en claque la porte pour des raisons d’éthique. Il part alors aux États-Unis se former aux technologies radars. Quelques années après, lors d’une prospection pétrolière en Libye en 2002, il révèle une gigantesque fuite sur un pipeline enterré d’eau douce. « Je me suis dit que si j’étais capable de découvrir des fuites, j’étais donc capable, en changeant un peu mes méthodes, de trouver des nappes phréatiques profondes. »

    Un télescope des sous-sols. Pendant deux ans, il met au point Watex (pour Water Exploration), un outil composé d’un ensemble de données géologiques, climatiques et géophysiques, complétées par des images satellites optiques et satellites radars. Ce système permet d’éplucher le sol en contournant les obstacles successifs (maisons, rochers, etc.) pour localiser les nappes phréatiques souterraines profondes. Ainsi, Alain Gachet se surnomme lui-même « le plombier du ciel ».

    Vaincre la sécheresse. Missionné par le Haut-commissariat pour les réfugiés, il a réussi à trouver de l’eau dans un terrain à l’est du Tchad destiné à accueillir 250 000 victimes des conflits au Darfour. Suivront des missions en Angola, au Soudan, au Burkina Faso, au Kurdistan, en Éthiopie et au Soudan. Et Watex a permis de faire forer en deux ans près de 1700 puits avec un taux de succès de 98%  contre 40 % pour les techniques de détection traditionnelle.

    Sa plus grande peur ? « Les mines antipersonnel ! », répond-il du tac-au-tac.

    Quand il est en zone « chaude », la vie de sourcier 2.0 n’est pas de tout repos : Alain Gachet vit avec la menace du terrorisme islamique. Il est tombé un jour dans un piège à antilopes et s’est déjà fait menacer par une kalachnikov. Pourtant, malgré les risques, il continue inlassablement de cartographier les zones arides du globe pour offrir de l’eau à ceux qui en ont le plus besoin, sauvant ainsi la vie de millions de personnes. Profitons-en pour le remercier.

    À lire : L’Homme qui fait jaillir l’eau du désert, éditions JC Lattès.

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