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    Des haricots magiques pour sauver le monde

    Les agriculteurs du monde entier ont les yeux tournés vers l’Arizona. La redécouverte dans le désert américain du « Tepary bean » est un espoir sans commun tant ce haricot magique se révèle résiliant à la sécheresse et facile à cultiver.

    Ils ont trouvé la fève. Les chercheurs du Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) travaillent à développer en labo des super-haricots dont la culture serait capable de supporter des températures élevées. En ayant récemment redécouvert le haricot tépari dans la réserve indienne Tohono O’odham, le CIAT pourrait bien avoir touché au but : ses fèves existent en dizaines de variétés et ses cultures se révèlent résistantes à des chaleurs caniculaires et une aridité étouffante. Un espoir pour les pays où la famine découle directement de ces conditions climatiques.

    Super Bean. Scientifiquement nommé le Phaseolus acutifolius, ce super haricot ovale démontre des propriétés surprenantes : il est bien plus résistant, pousse très rapidement, a de faibles besoins en eau, s’adapte à différents types de sols et, pour mieux tolérer les températures infernales, il est capable de replier ses feuilles en journée afin de les préserver des brûlures. Déjà cultivé par les paysans pré-colombiens dans le désert de Sonora, le tépari aurait, depuis, muté en mieux. Les plantations avaient nécessité des travaux d’organisation des sols par les Amérindiens pour répartir au mieux les eaux de la mousson, permettant aux tribus Tohono O’odham de planter après une averse et récolter le haricot avant la suivante. Ce qui tombait bien, puisqu’elles n’ont lieu qu’entre juillet et septembre dans le désert… Le tépari d’aujourd’hui serait capable d’accélérer sa croissance pour anticiper la pénurie d’eau.

    Demain, c’est chili pour tout le monde. Il existe de très nombreuses espèces de haricots dans le monde. Une aubaine pour le CIAT qui a déjà commencé à expérimenter des hybridations du tépari avec les plus répandues, comme le haricot rouge Kidney et le haricot Pinto. Une urgence d’autant plus motivée par les changements climatiques et le constat que, sur les dix-neuf modèles climatiques mondiaux analysés par le CIAT, les zones appropriées pour l’agriculture des haricots auront réduit de moitié d’ici 2050. Une bonne nouvelle pour contrebalancer cette image ? Pas de problème. Des scientifiques canadiens s’intéressent à un autre super-pouvoir du haricot : en plus de résister à l’aridité, certaines variétés pourraient résister à… de grands froids !

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