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    Quand une femme inventait le code informatique… en 1843

    L’informatique est traditionnellement considéré comme une discipline masculine ET moderne. Grossière erreur, comme le prouve l’histoire d’Ada Lovelace, inventeuse du code informatique au 19ème siècle.

    Angleterre. 1835. La jeune Ada Lovelace est une élève brillante de 17 ans. Comme toute fille de bonne famille anglaise, elle s’instruit auprès de Mary Somerville, une tutrice privée qui jouit d’une réputation de femme de science. Histoire d’égayer un peu le quotidien, l’éducatrice présente Charles Babbage, l’inventeur de la machine à calculs, à sa jeune élève. Ada Lovelace tombe amoureuse. Pas de Babbage, mais de sa machine. Une vocation se révèle.

    Pendant les années qui suivent, Lovelace se marie à un noble. Elle devient comtesse, mais l’histoire retient surtout qu’elle se consacre corps et âme à l’algèbre, avec la bénédiction de son mari. Ada traduit notamment les travaux de mathématiciens étrangers en anglais. Lorsque cela s’impose, elle ne se prive pas d’ajouter ses notes personnelles pour enrichir leur travail. Et voilà qu’en 1843, au détour d’une traduction des travaux d’un certain Federico Luigi, Lovelace pousse tellement les notes qu’elle invente le premier algorithme complet permettant de programmer la fameuse machine à calcul de Babbage, devenu un ami et un mentor pour elle.

     Comme bien des visionnaires, Lovelace sera pourtant incomprise.

    Son seul défaut : être une femme. Ce que réalise Lovelace est alors unique et inédit. Elle crée ce qui va communément devenir le code. L’algorithme qu’elle rédige permet de transformer la machine à calculs (qui fonctionne avec des cartes perforées) en engin capable d’interpréter de la musique ou d’anticiper des mouvements (comme dans le cadre d’une partie d’échecs).

    Comme bien des visionnaires, Lovelace est pourtant incomprise. Et dans une société profondément machiste, le fait qu’elle soit une femme n’arrange pas ses affaires. Pour financer leurs travaux communs avec Babbage, Lovelace entreprend de mettre sa maîtrise des maths au service des jeux de hasard. Mauvaise idée. La jeune femme se couvre de dettes. Sa santé, déjà fragile, en pâtit sans doute un peu plus et moins de dix ans après son incroyable invention, en novembre 1852, Ada est emportée par un cancer.

    La sentence est d’autant plus terrible que Ada Lovelace tombe alors dans l’oubli…. Alan Turing, connu pour ses travaux révolutionnaires en la matière, a par exemple beaucoup pioché dans ceux de sa compatriote sans jamais la citer. Heureusement, son nom et ses recherches seront redécouverts à la fin des années 1970 par le département de la Défense américain qui s’en sert dans le cadre de la création d’un langage de programmation plus poussé.

    Finalement, en 2009, les honneurs lui sont enfin rendus à l’occasion de la création d’une journée consacrant à la fois ses percées informatiques et les femmes travaillant dans la technologie de manière générale. Un retour des choses amplement mérité qui fracasse bien des clichés sexistes au passage. Et c’est tant mieux.

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