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    Une famille « zéro déchet » vous donne ses astuces

    Lassés par les excès de la société de consommation, Bénédicte, Jérémie et leurs deux enfants ont décidé de réduire la pollution à la source en éradiquant les déchets de leur vie. Et à les écouter, c’est facile à faire ! On s’y met ?

    Une affaire de famille. Aujourd’hui, leurs détritus annuels tiennent dans un bocal. Ont-ils un grain dans la Famille Zéro Déchet ? Non, c’est très sérieux : sur le blog et dans leurs livres, ils partagent leurs bonnes pratiques et leur guerre contre le plastique dans des planches de BD humoristiques. Rencontre avec Bénédicte, cheffe de file de cette tribu anti-résidus.

    Peux-tu nous raconter la genèse de la Famille Zéro Déchet ?

    Je suis illustratrice écolo-engagée et Jérémie est éducateur en environnement dans des ONG depuis 15 ans. En 2001, on a développé l’association Mountain Riders pour le ramassage des déchets en montagne. Tous les ans, on constatait que de plus en plus de détritus jonchaient nos promenades en pleine nature : on s’est donc dit qu’au lieu de les ramasser, il valait mieux arrêter de les produire. Autre déclic : la naissance de nos enfants qu’on ne voulait pas intoxiquer et le livre de David Servan Schreiber, Anticancer, qui montre le lien entre maladie et alimentation… Petit à petit, on a commencé à modifier notre façon de vivre et de consommer. En 2014, on a eu envie de se lancer un vrai challenge : le zéro déchet. Cette démarche n’a que des bénéfices : pour le budget, l’environnement et le bien-être de la famille.

    Quels conseils donner à quelqu’un qui veut se lancer dans le zéro déchets ? Par où commencer ?

    Quand on se lance, on a envie d’aller très loin, très vite. Mais je pense qu’il faut aller doucement, sinon ce n’est pas durable. L’important c’est de se lancer, de mettre son énergie sur des choses qui semblent accessibles : le reste viendra petit à petit. Selon moi, la première étape, c’est de vider sa poubelle pour regarder ce qu’il y a dedans et comprendre la source des déchets. En les prenant un par un, on peut imaginer des solutions pour les éliminer. Évidemment, la plupart des détritus sont liés à l’alimentation. Donc pour commencer, on peut faire quelque chose de très simple : se constituer un « kit courses » composé d’un cabas en coton, de sacs à vrac et de bocaux en verre pour faire ses courses sans emballages. L’enjeu, ensuite, c’est de trouver les commerçants qui s’inscrivent dans cette démarche.

    Quels sont les outils incontournables du zéro déchets, pièce par pièce ?

    Dans la cuisine, l’indispensable, c’est le « kit course » pour acheter en vrac.
    Dans la salle de bain, la première chose est de faire le tri : on a souvent 50 produits par personne qui contiennent la plupart du temps des substances chimiques toxiques pour la santé et l’environnement. Il faut essayer de se débarrasser des cosmétiques superflus pour se focaliser sur quelques basiques.
    Pour l’entretien de la maison, c’est très simple : j’ai une recette de nettoyant multi-usage que j’utilise dans toutes les pièces. Je récupère en vrac du vinaigre blanc que je fais macérer avec des peaux de citron et des feuilles de menthe, puis je mélange ⅓ de vinaigre avec ⅔ d’eau et quelques gouttes d’huiles essentielles, je mets le tout dans un contenant avec un spray et le tour est joué.
    Au bureau, je conseille évidemment d’éviter au maximum d’imprimer, ou en recto-verso si nécessaire, et d’apporter sa nourriture dans une boîte réutilisable plutôt que d’acheter un sandwich emballé dans du plastique.

    Avant, on habitait dans une grosse maison avec piscine qui nous coûtait cher et engloutissait beaucoup d’énergie. Finalement, on a déménagé dans un mobile-home de 34m2 où l’on se concentre sur l’essentiel.

    Quels sont les grands enjeux de demain en termes de réduction des déchets ?

    Le changement viendra de la population. Si tout le monde change sa façon de consommer, les industriels seront obligés de modifier ce qu’ils mettent sur le marché : d’ailleurs, le chiffre d’affaires des supermarchés traditionnels est déjà en baisse. L’enjeu, c’est de développer le commerce local : faire ses courses chez le boucher et le maraîcher du coin est simple, cela permet de polluer moins et de dynamiser les petites villes.

    Quels sont les projets d’avenir de la Famille Zéro Déchet ?

    Nous avons deux livres en cours : un sur la transition familiale qui est une analyse complète de notre mode de vie, un deuxième qui est l’histoire de la Famille Zéro Déchet en BD. Notre rêve serait de réaliser un jour un dessin-animé sur l’écologie…

    Retrouvez le blog de la Famille Zéro Déchet : famillezerodechet.com

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