Les réseaux sociaux
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    Facebook ruine votre vie (mais ce n’est pas une fatalité)

    Nous avons parfois le sentiment que le trop-plein de réseaux sociaux nous rend malheureux. Pour vérifier, des chercheurs ont donc recruté 5 000 utilisateurs de Facebook pour évaluer ça sérieusement. Et ce n’est pas qu’une sensation…

    Une heure de malheur par jour en moyenne. Il y a d’abord cette copine qui se la raconte avec ses photos relous du Machu Picchu. Et puis il y a l’autre qui roule des mécaniques avec un post pour se vanter de sa récente promotion. Et que dire de ce couple qui n’en peut plus de nous balancer, mois après mois, son amour à la face avec des selfies dégoulinants.

    Ce n’est pas très glorieux de le reconnaître mais, parfois, le bonheur numérique des autres nous agace. Parce qu’il nous renvoie à nous-même, parce qu’on n’est pas forcément dans les meilleures conditions mentales, bref, parce qu’on est un peu triste et, résultat, ça nous rend encore plus malheureux.

    En partant de cette sensation, des chercheurs de l’université de Californie et de Yale ont voulu tester ces hypothèses en recrutant 5 208 utilisateurs de Facebook qu’ils ont traqués pendant deux ans pour quantifier l’effet de l’utilisation de Facebook sur notre quotidien, sachant que l’utilisateur moyen passe tout de même une heure par jour sur le réseau de Zuckerberg.

    Le résultat est sans appel : plus vous passez de temps sur Facebook, plus vous avez de chance de vous sentir mal.

    Selon Holly Shakya et Nicholas Christakis, les deux leaders de cette recherche, le simple fait d’utiliser Facebook a tendance à faire chuter la sensation de bien-être mental de près de 10%.

    L’enfer c’est les autres. Et quand on émettait l’hypothèse en ouverture de cet article que les activités des autres puissent être irritantes, on était complètement dans le vrai. Dans un article publié dans la Harvard Business Review, les deux auteurs résumaient ainsi : « La comparaison avec les autres peut fortement influencer le comportement humain. Or, dans la mesure où les gens ont tendance à mettre en avant seulement les bons côtés de leur vie sur les réseaux sociaux, il est possible qu’un individu puisse penser que sa vie est moins bien que celle des autres au regard de ce qui lui est donné à voir en ligne. »

    Rien de nouveau jusqu’ici. En revanche, l’étude a révélé que le fait de liker les statuts des autres et de cliquer sur les liens partagés pouvaient entraîner une chute du sentiment général de satisfaction dans la vie, de santé morale et physique.

    Détox, déconnecte, désinscription. Bref, à défaut de tuer votre compte Facebook, vous pouvez commencer par arrêter de liker les trucs qui vous énervent, un peu de hate bien placée, ça ne fait jamais de mal. Tant qu’à faire, jouez la carte de la désintoxication. Forcez-vous à ne pas lancer Facebook sur votre téléphone à peine les yeux ouverts le matin, n’y allez qu’une seule fois par jour maximum pour vraiment en faire un petit moment à part et sympa pour relever vos messages.

    D’autant que l’algorithme remontera à priori les publications les plus susceptibles de vous intéresser, et enfin, quand vous partez en vacances, faites-le vraiment, déconnectez… Arrêtez à votre tour d’entraîner la machine du malheur.

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