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    Exit les pesticides, ils soignent les plantes en musique

    La société française Genodics propose aux agriculteurs de traiter leurs plantes en musique. Plus précisément grâce à une musique produite par des protéines. Un traitement non-invasif qui permet aux maraîchers et viticulteurs de réduire les produits chimiques.

    Symphonie pastorale. Depuis dix ans, l’agriculteur Gilles Josuan soigne ses courgettes grâce à la musique des protéines. Tout a commencé quand la Mosaïque (un phytovirus) a contaminé ses plants et qu’il s’apprêtait à les arracher. Il a alors tenté le boîtier de Genodics.

    « Après quelques ajustements de départ, nous sommes parvenus à sauver mes plants de courgettes. Aujourd’hui, le virus est toujours présent mais il est inhibé par la musique et mes légumes n’en portent aucune trace. Je peux de nouveau les commercialiser. » Depuis, l’agriculteur continue de diffuser entre 5 et 7 minutes d’une musique ciblée et ses rendements font des envieux.

    La musique par et pour la plante. Le procédé ne relève pas du miracle, mais des découvertes de Joël Sternheimer, docteur en physique théorique et de Pedro Ferrandiz, agronome : il interprète les ondes émises par les acides aminés lors de la synthèse des protéines. Cela crée une « protéodie », une mélodie spécifique à chaque protéine qui influe sur son taux de synthèse : les tons graves ont tendance à stimuler sa fabrication tandis que les aigus l’inhibent.

    On peut dénombrer près de 40 applications, notamment pour favoriser la croissance des plantes, booster leurs défenses naturelles, prévenir voire traiter certaines maladies. Le tout en se passant des intrants habituels : pesticides, engrais…

    Compositeur agronome. Comment ça marche ? L’équipe de Genodics identifie la protéine nécessaire au traitement, enregistre ses fréquences et les décode pour générer une mélodie audible. Le client n’a plus qu’à acheter la licence qui lui permettra de diffuser la protéidie en question, après avoir été formé par la société et reçu le boîtier avec haut-parleurs, autoradio et panneau solaire.

    Aujourd’hui, Genodics commercialise ses licences entre 800 et 5 000 euros. Leurs clients principaux : les vignerons, qui ont pu réduire d’au moins 50% la mortalité due à l’esca, une maladie de la vigne.

    On connait la musique. Les chercheurs ont l’intention d’aller plus loin en appliquant ce procédé à l’homme. « À ce jour, nous avons décodé plus de 2 000 protéodies humaines. » Les premiers tests sont concluants : parmi une cohorte de patients atteints d’acouphènes résistant à tout traitement, 67% ont vu ce problème nettement amélioré voire guéri grâce aux protéodies. Cerise sur le gâteau : tant que les protéines entrent dans le métabolisme, la génodique serait applicable à tous les maux. À quand des prescriptions musicales pour remplacer les médicaments ?

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