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    Bienvenue chez Darwin, l’éco-quartier qui veut secouer Bordeaux

    Depuis 2008 à Bordeaux, une ancienne caserne militaire fermée en 1979 revit. Renommée Darwin, elle s’est transformée en zone d’activité tous azimuts et accueille désormais des associations, des entrepreneurs, un skate park, des ateliers d’artistes et un restaurant bio… Un seul mot d’ordre : créativité et développement durable.

    Devenir le premier coworking de France. Darwin, cet étrange tiers-lieu de près de trois hectares, est géré par Evolution, un incubateur accompagnant toutes les initiatives de transition écologique et d’action sociale et citoyenne. Designers, paysagistes, bureaux d’études, artistes… Sa pépinière d’entreprises recense plus de 400 acteurs. Suffisamment pour bâtir un monde nouveau.

    Pour l’aider à émerger, Darwin met à disposition des moyens et des lieux mutualisés. Mais sa volonté s’étend bien plus loin qu’être « Le premier Coworking de France », selon son fondateur Philippe Barre. Darwin ne s’intéresse pas seulement à la viabilité des projets qu’il accompagne mais surtout à leur engagement : verts et créatifs avec une volonté de rupture. Si la rentabilité vient après, elle est bien là :

    190 sociétés ont généré plus de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016

    La transition écologique par l’exemple. Bien nommé, Darwin veut montrer que pour répondre aux exigences de notre environnement il faut… s’adapter. La friche entière se veut donc ostensiblement écoresponsable. En recyclant ces entrepôts et casernes, on évite leur destruction. En jouant la carte de la mutualisation (d’une flotte de véhicules par exemple), on limite le gaspillage énergétique. En mettant à disposition les cultures, on laisse jaillir des légumes bio pour le resto de la friche.

    « Un « Darwinien » émet cinq fois moins de gaz à effet de serre qu’un salarié tertiaire classique, déclarait le fondateur Philippe Barre dans Sud Ouest. 80% de nos déchets sont recyclés et toute notre électricité ne provient plus du nucléaire, mais d’Enercoop [fournisseur français d’électricité d’origine renouvelable, ndlr]. »

    La preuve par l’action. Ce n’est pas pour rien si les Bordelais ont déjà créé plus de 200 emplois (sur les 1500 qui viennent travailler ici chaque jour) et qu’ils ont ouvert un centre de logement d’urgence en partenariat avec le CCAS local.

    L’avenir en vente libre. Où placer la limite de cette action ? Il n’y en a sans doute pas pour Evolution qui envisage désormais d’attirer des étudiants en ouvrant un campus, et des makers en montant un fablab. Tout ce qui va de l’avant est bon pour ces acteurs de « la transgression positive », quitte à provoquer des frictions avec les collectivités. Mais peut-être est-ce là le premier fruit de cette friche : une nouvelle génération de patrons. Barre se définit ainsi : « Je revendique le fait d’être un entrepreneur et même un capitaliste : sans le capital, on n’aurait jamais réussi à faire Darwin. Mais j’ai aussi une responsabilité sociale, sociétale, environnementale et même culturelle. »

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