Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Ces Indiens construisent des tiny houses pour empêcher la construction d’un pipeline

    Au Canada, pour lutter contre la construction d’un oléoduc sur le terrain de populations amérindiennes, des activistes utilisent une arme pas commune pour entraver « l’ennemi » : des tiny houses !

    Le mouvement tiny house, qui ne cesse de grandir ces dernières années, est un symbole de liberté. À travers ces petites maisons, il est question de vivre pour soi, dans un espace à soi. Les tiny houses expriment la personnalité de leur propriétaire, tout en se voulant un manifeste minimaliste, une manière de dire : on a besoin de peu pour être heureux. Dès lors, il n’est pas surprenant que ce symbole soit aujourd’hui récupéré et transformé en arme de lutte par des populations opprimées. C’est exactement ce qu’exprime le combat des Tiny House Warriors au Canada.

    Colonisation pétrolifère. En Colombie Britannique, la société pétrolière Kinder Morgan a obtenu l’autorisation de construire un pipeline de plus de 500 kilomètres. Il servira à convoyer un pétrole extrait par fragmentation hydraulique. Cet oléoduc traversera les terres de la Nation autochtone Secwepemc. Or, cette décision a été prise de manière unilatérale, sans jamais obtenir le consentement de ce peuple aborigène qui la vit comme une humiliation morale et une violation de son territoire. Ils craignent surtout des risques de pollution des eaux, du sol et des ressources.

    Alors, en résistance, les populations Secwepemc et quelques alliés ont décidé d’organiser leur défense, avec une arme sacrément étonnante : des tiny houses.

    This land is your land. Pour retarder le projet, les Tiny House Warriors et leur cheffe Kanahus Manuel ont ainsi décidé d’ériger une dizaine de tiny houses le long du tracé du pipeline, à des endroits stratégiques. Alimentées à l’énergie solaire, ces petites maisons ne vont pas seulement servir à héberger les activistes et leur famille. Il est aussi question de les utiliser comme salle de classe pour enseigner leur langage traditionnel, qui n’est parlé que par seulement 500 individus, ainsi que l’art ancestral du tatouage.

    Chacune de ces maisons coûtera environ 4000 euros et, preuve que leur lutte n’est pas vaine, les Secwepemc ont déjà obtenu le soutien de Greenpeace qui redoute également les risques d’empoisonnement des ressources qui vont de mise avec un tel projet. De manière à mobiliser le plus possible, Kanahus Manuel invite tout le monde à venir les rejoindre sur place ou à les aider financièrement pour construire d’autres maisons, afin de « résister, mais aussi créer quelque chose de vraiment beau : de l’espoir et des maisons pour des gens qui en ont besoin ».

    Vous pouvez suivre leur résistance sur Facebook et découvrir les maisons sur secwepemculecw.org.

    Vous aimerez aussi

    Autopromo avec Monsieur Poulpe

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.