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    Bienvenue dans la ville où l’on vivra bientôt sans argent

    Dans la ville du futur, l’argent aura disparu et notre dirigeant sera un super-ordinateur pilotant des infrastructures écologiques. Un rêve ? Oui, celui de Jacque Fresco, un futurologue américain décédé en 2017 non sans avoir commencé à bâtir cette vision dingue : The Venus Project.

    En mai 2017, Jacque Fresco, architecte et philosophe américain, passionné de mégastructures et amoureux des hommes et de la planète, s’éteignait à l’âge de 101 ans. Pas forcément connu du grand public, Jacque Fresco laissait à ses héritiers le soin de poursuivre ce qui aura été le grand œuvre de sa vie : le « Projet Venus », un système social à grande échelle au sein duquel l’homme n’aurait plus à se soucier de générer du profit, mais simplement à vivre en accord avec les siens et les ressources disponibles, un monde plus juste où un ordinateur surpuissant se chargerait du bien collectif.

    Petit retour en arrière. Jacque Fresco était un designer qui a travaillé pendant des années à développer des propositions pour l’industrie aérospatiale, l’architecture, l’automobile… Pour imaginer le pedigree du bonhomme, il faut savoir que cet insatiable inventeur a conçu des soucoupes spatiales ou des maisons révolutionnaires ultra-résistantes à faible coût qui se construisaient en moins d’une journée dès les années 1940… Très tôt, il a été obsédé par l’idée qu’un autre monde était possible, plus juste, durable, autonome, libérant l’humanité de ses besoins primaires et chronophages. C’est devenu le leitmotiv de tout son art, toute sa création. Cette recherche fondamentale aboutira plus tard au fameux Projet Venus.

    Communisme 2.0. Dans la pensée de Fresco, le problème principal du monde est la mauvaise répartition des ressources. Nous pourrions loger, nourrir, éduquer ou soigner tout le monde sans mal si ces différents besoins n’étaient pas autant arrimés au fait de devoir donner de l’argent en échange. Alors, Fresco a repensé l’économie de l’humanité. Les ressources existent. C’est un fait. Jusque-là, on avait besoin de main-d’œuvre pour les extraire, les transformer, produire, etc. Conséquence, ceux qui exploitaient les travailleurs pour s’acquitter des ces dures besognes les rémunéraient avec de l’argent. Ce système toujours en vogue est une aberration pour Fresco. Selon lui, avec le progrès technique, les machines, le savoir-faire mais surtout, l’envie, on pourrait automatiser ce travail pour de bon, produire les ressources en abondance sans exploiter des hommes et donc les répartir plus équitablement.

    La ville devrait être pensée avec des quartiers situés à équidistance du centre piloté par un super-ordinateur.

    S’émanciper du travail et construire la ville du futur. L’homme nouveau pourrait alors se dédier aux deux choses qui valent vraiment la peine de vivre selon Fresco : l’art et les sciences. Ici, on trouverait tous les services et les biens en abondance et gratuitement : logement à faible consommation énergétique, nourriture, services de santé… Grâce à un système de ville pensée autour d’un noyau, avec des services répartis de manière mathématique, tous les quartiers seraient à équidistance du centre, promulguant de facto une égalité face aux déplacements.

    Brillant, indubitablement, quand on sait que l’accès et les temps de déplacement constituent aujourd’hui des marqueurs d’inégalités criants dans nos sociétés. Et au centre du machin ? Un immense dôme se dresserait. Il serait le temple d’un super-ordinateur à l’intelligence artificielle développée qui veillerait sur le bien-être des humains et de la planète en gérant automatiquement la qualité de l’eau et de l’air. Ce grand frère (ou sœur) assurerait la bonne répartition des ressources en ajustant constamment les niveaux de production pour que tout le monde soit traité de la même façon, tout en faisant très attention à respecter l’environnement avec des infrastructures résolument écologiques. Et, forcément, en sa qualité de machine à priori impartiale, cet oracle ne verserait pas dans les dérapages classiques auxquels nous nous abandonnons si facilement.

    Un rêve copié par d’autres. Alors, que penser de tout ça ? Une chose est sûre, Fresco était tout sauf un illuminé. Jusqu’à la fin de sa vie, il a réalisé des maquettes et même des prototypes grandeur nature de logements de sa ville rêvée. Ce type voulait vraiment le meilleur pour le monde. Son idée de Projet Venus a donné lieu à une fondation qui s’évertue aujourd’hui à réaliser cette utopie. En étant un peu terre-à-terre, on est tout de même en droit de douter de la possibilité d’une telle réalisation un jour ; il est peu probable que l’Humanité abandonne ses privilèges individuels pour le bien collectif. Et puis, quand bien même on y viendrait, difficile là aussi de ne pas penser à ces utopies imaginées par Arthur C. Clarke, Aldous Huxley ou George Orwell et qui finissent invariablement par se transformer en système totalitaire. Fresco, lui, était un architecte et un philosophe. Et si son projet n’a jamais vu le jour, Fresco a quand même inspiré quelques figures, et non moindre. Steve Jobs a ainsi repris quelques aspects qui l’intéressait pour construire le nouveau siège d’Apple. C’est toujours mieux que rien.

    Pour en savoir plus, direction le site officiel du projet Venus ou le documentaire à découvrir ci-dessous. 

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