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    Pourquoi les agriculteurs sont plus geeks que vous

    Si vous pensiez l’agriculture coincée à l’âge de pierre, vous avez tout faux. C’est même l’un des secteurs les plus connectés et technophiles. Pas à la traîne, la France mise sur le Big Data pour toujours plus innover et cela se passe à Montpellier.

    #DigitAg. Ce n’est pas le nouveau hashtag à la mode sur Twitter mais le nom d’un institut inauguré en juin qui compte bien faire avancer l’agriculture numérique, en rassemblant toutes les forces à disposition. Lieu inédit qui ouvre à Montpellier, #DigitAg réunit quatre organismes de recherche publics (Irstea, INRA, Inria et Cirad), trois établissements d’enseignement supérieur (Université de Montpellier, Montpellier Supagro, AgroParisTech), deux structures dédiées au transfert-développement et huit entreprises du numérique agricole. Cent doctorants en agronomie, informatique ou sciences sociales dont les thèses seront financées aussi bien par le privé que le public, compléteront cette armada verte.

    Métadonnées pour méga-anticiper. Météo, rendements, type et quantité d’intrants, cours des produits, taux de change… L’agriculture génère chaque jour un grand nombre de données. Les produire c’est bien, les valoriser, c’est mieux ! Analysées et passées dans des algorithmes savants, toutes ces informations permettent d’envisager de nouveaux outils d’anticipation, de réorienter certaines politiques ou bien d’apporter une aide logistique en améliorant, par exemple, l’utilisation des ressources disponibles ou encore en optimisant la gestion des terrains. Le Big Data sera ainsi au cœur des recherches afin de récolter un maximum de données pour mieux gérer les exploitations françaises.

    Les avantages de ces analyses sont énormes et peuvent répondre à des besoins immédiats. Risque de mauvaises herbes dans une parcelle et pas une autre ? Seule la zone concernée sera traitée. Annonce de précipitations ? L’arrosage sera alors modifié pour éviter non seulement le gaspillage, mais aussi de détruire la récolte. Résultat, en France, plus de 300 agriculteurs ont déjà planté dans leurs sols près de 1 000 capteurs, essentiellement dans le Nord et l’Ouest.

    Votre base d’agriculture a bien été mise à jour. « Il y a énormément de bonnes idées à creuser qui vont vraiment faire gagner du temps aux agriculteurs, assurait récemment Mme Bellon-Maurel, directrice de l’institut Convergence, à l’AFP. Notre objectif est que l’institut perdure au-delà des sept premières années et qu’il rebondisse, notamment en Afrique, où l’usage du smartphone dans l’agriculture est déjà très développé. » L’enjeu de l’« Ag-Tech », c’est bien la survie de l’agriculture française. « Il faut repenser nos modes de culture et la commercialisation de nos récoltes, témoignait ainsi dans L’Obs Eric Dugers, agriculteur dans le Gers. Ça tombe bien, puisque aujourd’hui un tas de possibilités s’ouvrent à nous avec le numérique, et ce n’est que le début ! »

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